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 Opérations de remorquages et sauvetages.

1924,

Janvier :

Navires en détresse.

 Plusieurs navires dont le vapeur anglais "Tasmania" sont en détresse. Le remorqueur "Puissant" est parti à son secours. (Ouest-Eclair, 1924-01-10).

Ouessant, 10 janvier. le poste de land's end signale au sémaphore d'Ouessant avoir reçu un radio du vapeur "Waldyck", qui se trouve entre 44° 58 Nord et 8° 26 Ouest. le "Waldyck" annonce qu'il a recueilli un bateau de sauvetage du "Tasmania", signalé hier en détresse. ces rescapés avaient quitté leur bord depuis cinq heures. une autre barque contenant le reste de l'équipage et le capitaine n'a pas encore été retrouvée. (Ouest-Eclair, 1924-01-11).

Le remorqueur "Le Vent" sauve un hydravion

Le remorqueur de haute mer "Le Vent", affecté au centre de sauvetage de la Gironde, a opéré, dans la journée du 29 janvier, le sauvetage d'un hydravion de la marine qui avait été signalé désemparé à midi, à 2 miles dans l'ouest d'Hourtin. "Le Vent" a pu appareiller une heure après an avoir reçu l'ordre, et, ayant réussi à prendre contact avec l'hydravion par T.S.F. l'a pris en remorque à 17 h 15 et l'a ramené au verdon.

Cette opération souligne l'importance des services que sont susceptibles de rendre à la navigation les remorqueurs des centres de sauvetage qui fonctionnent à Brest, Saint-Nazaire, Bordeaux et Marseille, sous la direction de l'Union Française Maritime. (JMM n° 253_07-02-1924).

Mars :

En avaries.

Saint-Nazaire, 9 mars. En manoeuvre dans le bassin de Penhoët, le remorqueur "Commerce" eut son hélice bloquée et, courant sur son erre, il alla heurter un gros radeau amarré au quai de Méan. Par le choc, le remorqueur eut une tôle enfoncée à la flottaison dans la soute tribord. Sans la présence du radeau, le remorqueur eut heurté le quai de son étrave et se fut certainement fait des avaries plus graves. (Ouest-Eclair, 1924-03-11).

Avril :

Un vapeur italien demande du secours.

Ouessant 22 avril. Le vapeur italien "Aurania" a lancé cet après midi, à 16 heures, un signal de S.O.S. Il signale se trouver par 40°50' de latitude Nord et 5° 20' est de longitude Ouest. On n'a encore aucun renseignement.

Le remorqueur "Puissant" s'est porté à son secours. (Ouest-Eclair, 1924-04-24).

Mai :

Le "Tourbillon".

Saint-Nazaire, 17 mai, le remorqueur "Tourbillon", amarré au bassin, dans la manoeuvre de départ, est venu aborder le dundee "Notre-Dame-de-la-Salette". Ce dernier bateau a subi diverses avaries, le plafond bâbord est enfoncé et les jambettes cassées. (Ouest-Eclair, 1924-05-19).

Octobre :

Un vapeur italien en détresse.

Sauvetage du "Valtellina", 3 octobre 1924.

Brest, 3 octobre. le sémaphore d'Ouessant signale que la vapeur italien "Valtellina" est en détresse par suite d'avaries survenues à ses machines par 47° 15' de latitude Nord et 6° 53' de latitude Ouest.

Le remorqueur "Puissant" est parti à son secours. (Ouest-Eclair, 1924-10-05).

L' "Iroise" se porta ce jour-là, dans la tempête, au secours du vapeur italien "Valtellina", chargé de 8 500 t de blé, en difficultés - avec une importante voie d'eau - à 130 milles d'Ouessant, et le ramena, sans autre avarie à Brest.

La perte du vapeur "Rhin"

Le mercredi 8 octobre, la Cie Delmas Frères et Vieljeux, de notre ville, était informée par radio que le vapeur "Rhin", allant d'Algérie à La Rochelle-Pallice, avec escale à Bordeaux, s'était échoué au cours de la tempête de la nuit du 7 au 8, sur la côte nord de l'embouchure de la Gironde, près de la pointe de la Coubre.

Des secours furent aussitôt demandés

 Le remorqueur "Le Vent" se rendit sur les lieux, mais en raison de l'état de la mer et malgré les efforts de son équipage, il ne put accoster le navire échoué. A marée descendante, le navire, qui reposait en partie sur un fond rocheux, se brisa en deux. L'équipage avait réussi à mettre les embarcations à la mer et put, après de grandes difficultés, joindre la côte. (JMM n° 2189_16-10-1924).

On va détruire à Toulon le vieux cuirassé Flandre.

Toulon, 10 octobre. Ce matin a été amarré au coffre du point fixe le cuirassé français "Flandre", de la série des "Béarn" (27.000 tonnes) envoyé à Toulon pour y être démoli.

Il a été ramené de Brest à Toulon par deux remorqueurs, le "Fischer" capitaine Pellerau du port de Bordeaux et l' "Orage", capitaine Durand, de Saint-Nazaire, les trois navires ont relâché à Cadix.

La "Flandre" est actuellement commandée par le capitaine Legoff et n'a plus qu'un équipage de dix hommes. Elle a dans ses flancs 6 à 7000 tonnes de ferraille qui devront être envoyées à la fonte à Savone (Italie)^par le propriétaire de l'ancien cuirassé, M. Risso, représenté à Toulon par M. Langier.

La "Flandre" est du nombre des cuirassés récents dont la construction a été arrêtée après la guerre . (Ouest-Eclair, 1924-10-11). (Orage et Fisher remorquant le cuirassé Flandre étaient signalés à Ouessant le 15 novembre. L'adjudication sur soumission cachetée ayant eu lieu à Brest le mardi 12 juin, dépôt de garantie de 40.000 francs.)

Novembre :

Le "Pélican".

Le Havre, 2 novembre. Le remorqueur "Pelican" de la Compagnie Générale Transatlantique partira du Havre prochainement pour Saint-Nazaire où il sera affecté au service de remorquage. (Ouest-Eclair, 1924-11-04).

Le sauvetage du paquebot "Malte", (JMM n° 297_11-12-1924)

Le 30 novembre 1924, Sauvetage du "Malte",

Ouessant, 27 novembre : Le vapeur français "Malte" des Chargeurs Réunis, allant du havre à Buenos-Aires, est désemparé par 46°37 de latitude Nord et 6° 09 Ouest. L'eau a envahi les chaudières. Le navire réclame assistance. Les remorqueurs sont partis à sa recherche.

Le 27 novembre 1924 se trouvant dans le golfe de Gascogne, il eut des ennuis de machines ; salle des machines et chaufferie inondées ; Il fut remorqué vers Brest par les remorqueurs "Iroise" et "Tourbillon". Il reprit la mer après réparations

De Bordeaux, Le remorqueur de haute mer "Le Vent", de la station de sauvetage de Royan, est parti au secours du paquebot "Malte", signalé en détresse au large de l'Ile d'Yeu.

Un remorquage difficile.

Saint-Nazaire, 28 novembre . Au cours du remorquage du paquebot "Explorateur Grandidier", le remorqueur "Pelican" a subi des avaries. en face le vieux môle, diverses manoeuvres commandées par les grosses difficultés occasionnées par le mauvais temps furent opérées au cours desquelles le "Pelican" fut collé contre le paquebot, malgré les efforts, il ne put se décoller, des chocs violents se produisirent, des craquements se firent entendre et une voie d'eau se déclara dans la soute tribord. lorsque le remorqueur put se dégager, il dut immédiatement rallier l'avant port, où il s'accoupla sur l' "Iroise", bateau pompe; il put néanmoins étancher lui même sa voie d'eau et rentrer au bassin vers 3 heures du matin. Le bateau a subi de nombreuses et importantes avaries. (Ouest-Eclair, 1924-11-30).

Décembre :

Le vapeur "radium" secouru après un S.O.S.

Lorient, 28 décembre. Samedi vers 23 heures, alors que le vent continuait à faire rage sur le littoral, un S.O.S. était recueilli par la station de T.S.F. de Lorient, émanant du vapeur "Radium", qui signala sa position par 47° 24' N et 3° 58' O.

Immédiatement le vapeur "Tourbillon" appareillait de notre port dans cette direction et à 23 heures rejoignait le navire en détresse à 25 milles marins de Lorient.

Le "Radium" avait une voie d'eau qu'il ne pouvait maîtriser, la crépine bouchée ne permettant pas aux  pompes d'épuisement de fonctionner.

L'équipage du "Tourbillon" parvint à  déboucher la crépine et à minuit un radiotélégramme avisait la préfecture maritime que le "radium" continuait sa route. on pense qu'il aura rallié le port de Saint-Nazaire. (Ouest-Eclair, 1924-12-29).

Remorquage d'un bâtiment à Port de Bouc.

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Cuirassé "Normandie, construit en 1914, dont la construction a été abandonnée en 1921, et la coque vendue à Lorient le 26 novembre 1924 pour démolition. 18 industriels avaient soumissionné, le bâtiment a été adjugé à M. Perr-Etore de la Spezia (Italie) avec clause obligeant le démantèlement en France, pour le prix de 1.873.000 francs. Le bâtiment sera remorqué à Toulon aux fins de démolition. (bois 210 t. fer et acier 11.230 t. cuivre 10 t 600, bronze 17 t 300).

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La construction de cette série de cuirassés avait été interrompue durant la guerre 14-18. Le déroulement des opérations navales durant ce conflit et les enseignements tactiques qui en furent retirés ont rendu obsolètes les plans des cuirassés de ce type. Les priorités budgétaires au lendemain de la guerre ont scellées le sort de ces bâtiments qui seront vendus à la démolition. Un seul, le Béarn, dont la construction est moins avancée, deviendra le premier porte avion français.

"Iroise" :

Acheté en 1924 par l'Union Française Maritime, il est remorqué en avril à Belle-Ile par le mouilleur de mines Pollux, lui aussi un ex de la flotte de l'amiral Wrangel. Remis en état à Saint-Nazaire, il entre en service avec les capitaines Leroy puis Dousset et enfin Malbert le 6 décembre 1924.

Photographies, archives famille Cangardel.

Sources, presse locale, Ouest-Eclair.

Révision 2011-01-18

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